Comment Lotus Vault fonctionne ?
Un scanner qui tourne dans le navigateur
Les photos ne sont pas envoyées à un serveur et il n'y a pas de modèle d'IA embarqué. La reconnaissance se fait en trois étapes :
OpenCV.js est utilisé pour détecter et redresser la carte dans l'image.
Un hash perceptuel de 256 bits (pHash) est calculé sur la carte redressée.
L'empreinte est comparée par distance de Hamming à une base de ~100 000 impressions, téléchargée une seule fois. Plus on filtre sur les sets, plus c'est précis.
La base couvre les impressions, pas seulement les cartes : le scanner distingue donc les éditions. Les seuils d'acceptation sont validés sur des jeux de test avant chaque mise à jour de la base. Le scanner est tolérant aux angles, à la lumière et aux reflets, mais il faut que la carte soit visible et lisible. Tips: Filtrer sur un ou deux sets si tu scanne des cartes de la même édition, augmente la précision a presque 100%.
Collection et prix
Le catalogue de cartes et les prix viennent de Scryfall. La collection est suivie par print (édition, numéro, foil ou non), pas seulement par nom de carte. C'est ce qui permet une valorisation assez précise mais reste une estimation : les prix varient selon le marché et la condition des cartes. Si le prix en euros n'est pas disponible, le prix en dollars est converti avec le taux de change du jour.
100% solo et Forge Engine
Le playtester "solo" s'appuie sur un engine de règles très réduit écris en Typescript et permet de jouer une partie "manuelle" et de la stream via OBS en un clic. Le second playtester utilise Forge (nouvel onglet), un moteur de règles open source qui connaît les cartes et applique les règles presque intégrales du jeu : pile, déclencheurs, remplacement, états, combat. Ta decklist est envoyée au moteur, qui te met à table face à des bots. Les decks des bots sont des précons choisis aléatoirement.
Forge est un projet open source indépendant, développé par la communauté et sans lien avec Lotus Vault : github.com/Card-Forge/forge (nouvel onglet)
- →Les bots jouent réellement : ils bloquent, répondent, et peuvent gagner si tu les laisses faire.
- →Le moteur compte tout : le mana, les dégâts, les déclencheurs, cependant, même si le Forge Engine est très proche du jeu réel, il n'est pas parfait : certaines interactions sont manquantes ou mal implémentées.
Ce que les chiffres veulent dire
Une seule chose ici est un calcul exact : les probabilités de main de départ. Le niveau de puissance, le bracket et le salt reposent sur des seuils choisis arbitrairement. En dessous j'explique ces choix et les règles qui viennent des autres sources (EDHREC, Wizards of the Coast). Le but est de rendre le calcul transparent et de montrer ce que les chiffres veulent dire.
Main de départ
Les probabilités de garder sa main, d'être en galère ou en surplus de mana sont de vraies probabilités calculées. Une main est considérée gardable avec 2 à 5 terrains — le calcul ne juge que le nombre de terrains, pas la qualité des sorts. Les probabilités de poser un terrain aux tours 2, 3 et 4 supposent que tu as une main acceptable, sans mulligan et sans cantrip. Elles répondent à « ai-je pioché assez de terrains ? », rien de plus.
Sources de mana
Pour chaque couleur, je vérifie si le nombre de tes sources correspond à la répartition de tes coûts de mana (tes pips). Je te laisse une marge de tolérance de 15 % avant de tirer la sonnette d'alarme. C'est volontairement assez large, d'autant que je compte tes mana rocks et tes mana dorks comme des sources à part entière. L'idée, c'est d'avoir un radar pour griller direct une manabase complètement éclatée, et de laisser les calculs de probabilités hypergéométriques à Frank Karsten !
Niveau de puissance
La note sur 10 est calculée sur huit critères. Les trois qui comptent le plus sont les combos, l'interaction et la pioche ; viennent ensuite la courbe de mana, le fast mana, les tuteurs et les Game Changers ; le salt ne pèse presque rien. Les tuteurs renforcent la note de combo, parce qu'un deck qui va chercher ses carte de combo les a forcément plus souvent.
La conséquence est assumée : sans combo ni Game Changer, un deck ne dépasse pas 7/10. Ce n'est pas un trou dans le modèle. En pratique un deck "normal" se lit entre 3,5 et 7, et le haut de l'échelle est réservé aux decks à combo. L'échelle a été calée en dégradant une vraie decklist pas à pas, d'un deck optimisé jusqu'au jank — pas sur un corpus de référence.
Bracket
Les critères de Wizards sont repris tels quels : pas plus de 3 Game Changers, pas de destruction massive de terrains, pas de combo à 2 cartes précoce pour rester en bracket 3. J'y ajoute deux plafonds maison (les tuteurs et les tours supplémentaires) et surtout la frontière entre 2 et 3, que les règles officielles ne tranchent pas : elles disent ce qu'un deck ne doit pas jouer, pas à quel point il est affûté. Je regarde donc cinq signes de réglage — courbe basse, interaction dense, beaucoup de pioche, salt élevé, accélération — et il en faut trois pour passer en bracket 3. Sans ce test, tout deck « propre » retomberait en bracket 2 et un précon serait indiscernable d'un deck construit pour le battre. D'ailleurs, les decks préconstruit sont aussi analysé tel quel si tu les importes et peuvent être classé en bracket 3.
Le + ou le − dit où tu te situes dans le bracket, et un deck qui sature tout le budget de son palier est promu au palier suivant avec un « − ». Si Commander Spellbook classe ton deck plus haut que mon calcul, c'est lui qui gagne : il connaît mieux la précocité des combos.
Salt et plan de deck
Le salt vient des votes EDHREC (« à quel point cette carte casse l'ambiance »). C'est le total du deck qui est parlant, pas la moyenne : celle-ci est diluée par les environ 60 cartes neutres (sans salt ou faible salt) que tout deck joue.
Le Plan du builder propose des quotas par rôle. La ligne « équilibré » — 37 terrains, 10 ramp, 10 pioche, 8 removal, 3 wraths — reprend les valeurs médianes sur lesquelles les guides de deckbuilding s'accordent. Les autres archétypes, eux, ne sont sourcés nulle part : c'est cette base infléchie dans le sens de l'archétype. À prendre comme un point de départ, pas comme une vérité. Tu peux aussi générer le plan depuis les decks EDHREC de ton commandant : là, les proportions viennent de vraies listes.
Questions / Réponses
Est-ce que c'est gratuit ?
Oui, entièrement, et rien n'est réservé à qui paie. Lotus Vault est un projet de passionné qui tourne sur des serveurs que je paie de ma poche ; ceux qui le souhaitent peuvent m'offrir un café pour aider à couvrir l'infrastructure.
Quels formats sont supportés ?
Lotus Vault est pensé pour le Commander (EDH) : 100 cartes, 1 commandant, singleton. Les règles de légalité sont vérifiées uniquement pour ce format. D'autre formats seront peut-être supportés plus tard.
Puis-je importer mes decks existants ?
Oui — colle une decklist brute ou importe depuis une URL Moxfield/Archidekt. L'export texte et CSV fonctionne dans l'autre sens.
Les bots du playtester sont-ils bons ?
Ils jouent correctement : ils bloquent, répondent et posent des menaces. Ce n'est pas un niveau de tournoi, mais c'est assez pour voir les faiblesses d'un deck.
D'où viennent les prix ?
Du catalogue Scryfall, par impression (édition, numéro, foil). La valorisation de ta collection suit ces prix, ce n'est qu'une estimation.